carnet de voyage

Wednesday, August 30, 2006

Toujours plus haut


dimanche 27 août

Un drôle d'oiseau a fait son premier envol... Non pas cachée sous les ailes de sa maman mais sous l'aile d'un parapente, je me suis envolée du haut du Cerro Arco, dans la Cordillère des Andes pour une petite demi-heure impressionante.

Enfoui entre deux montagnes, un petit restaurant d'altitude devait nous recevoir afin de calmer nos nerfs dans un bon mate bien chaud. Je ne suis pas certaine que ca ait marché pour moi. Mes jambes ressemblait plus a du coton qu'a autre chose. Surtout quand avant de t'envoler, ils te font signer une décharge en cas d'accident et que tu dois placer ton nom juste après le mot "muerte"!
Enfin, le lieu était tout de même très sympa!



Puis vient le grand moment. Juste quelques mots échangés avec la fille qui sautait avant moi: "ça fout trop les boules le décollage, tu verras!!!"... il ne m'en fallut pas plus pour partir rassurée et prête à affronter cette épreuve qui defie la nature humaine, la mienne tout du moins!

Déjà, la voiture pour monter jusqu'au sommet, grande épreuve en elle-même... Le ravin était aux portes du 4x4 et le conducteur, tranquille, te faisait signe d'admirer le merveilleux paysage qui nous entourait... Perso, je préférais plutôt regarder mes pieds!

Arrivés en haut de la montagne, le moniteur prépara le parapente, près a s'envoler! On devine le vide derrière lui, ce même vide qui allait devoir m'accueillir quelques minutes plus tard!

Puis vint la libération tant attendue!!! Bien assise au fond de mon fauteuil, j'ai pu profité d'un vol au milieu des montagnes, tout en délicatesse et en douceur. Juste à admirer le paysage... Un instant magique de plus dans mon voyage qui en compte déjà pas mal!!!

La, le petit point blanc que vous apercevez, c'est moi :-)

Crispée, mais qui a dit que j'étais crispée???



En tout cas, ce fut une très bonne journée, je ne regrette pas de m'être lancée dans l'aventure, bien rassurée par Alejandro, notre génial professeur de parapente! Un conseil, n'hésitez jamais a vous dépasser vous-même!!!

Tuesday, August 22, 2006

Un galop a Tapero

Comment raconter ce qui a été l'un des plus beaux week-ends de ma vie? Vous imaginez un ranch, perdu au mileu des champs, 1400 hectares de champs pour être précise, vous imaginez 9 amis, des francais et des argentins, vous rajoutez a cela des centaines de vaches, des chevaux, un temps magnifique et vous obtiendrez le décor dans lequel je viens de passer trois jours exceptionnels!
Pour commencer, petite présentation des protagonistes de l'histoire.


De gauche a droite en commencant par le haut: moi, Guillaume, Elodie, Dolo (a qui appartient le ranch), Flor, Augustina, Tesa, Marine et Tana.

Et voila le ranch:

Une "petite" maison très traditionnelle de la campagne argentine, entourée de champs, pas un voisin a des dizaines de kms a la ronde. Toute l'année, des gens vivent a Tapero pour travailler dans l'exploitation, c'est comme un petit village en soi. On était traité comme des rois, y'avait une cuisinière qui a fait les meilleures spécialités argentines pendant trois jours: empanadas a la viande, mousse au dulce de leche, asado de vache tuée le matin même etc. C´était exquis! Un peu trop d'ailleurs car pour compenser, on a du faire du cheval tous les jours, des heures et des heures!! On se rend pas compte mais ca laisse des traces durant un moment après. J'ai l'air d'une tortue quand je marche maintenant.

Bref, entre Chila, Gitano, Batuque, Muñeca, Trueque etc., j'ai pu goûté aux joies des ballades a cheval! Une sensation qu'on ne peut même pas imaginer tant qu'on est pas monté sur le dos de cet animal et qu'on a pas galopé dans l'immensité des prairies! En étant indépendante avec eux, j'ai appris des milliard de choses, c'était super enrichissant!

Déja, il a fallu aller les chercher dans les prairies, ce qui ne fut pas une mince affaire! Heureusement, les argentines étaient bonnes cavalières...

C'était impressionant de penser qu'on allait monter sur ces bêtes sauvages!!! Enfin, pas aussi sauvages que les pumas qui rodaient dans les alentours...

Et puis, il faut les préparer, mettre les selles etc. Chacun devait s'occuper de son cheval, avec l'aide des argentines quand même!!!

Enfin, je n'ai pas tardé a devenir une championne du monté a cheval et a moi les grands galops vers les étendues dorées du coucher de soleil!

Nous avons fait des ballades tous ensemble dans des endroits et des paysages plus beaux les uns que les autres.


Comme des vrais rancheurs qui surveillent le bétail sur leur monture, nous avons été surpris par la nature elle-même qui nous a offert la chance d'assister a la venue dans ce monde d'un petit veau!

Que nous n'avons pas tardé à nourrir au biberon, tout comme les dizaines d'autres. Les méthodes étaient très traditionnelles et c'est marrant de se plonger dans l'ambiance de la France profonde de l'époque de nos grands-parents: les charrettes, les chevaux de trait etc.


Je connais des parisiens qui auraient bien fait de m'accompagner dans cette excursion au milieu de la nature!!

Et pour accentuer le tout, nous avons fait la visite de la salle de trait de l'exploitation, qui fournit le lait à la plus grande marque de produits laitiers du pays! D'ailleurs, depuis ce week-end, nous n'avons dans notre placard plus que du dulce de leche Serenisima!!! Et j'ai même eu la chance de traire une vache de mes propres mains! Car même si je viens de la campagne, je n'avais jamais eu l'occasion de le faire alors oui, j'avais besoin de venir en Argentine pour vivre ca!!!


Et pour se remettre de tant d'émotions d'un coup, les soirées au coin du feu ou sous les étoiles, a jouer à la guitare ou au trivial poursuit argentin étaient les bienvenues!!! Tout ca autour d'un mate bien évidemment! On a pu avoir des discussions vraiment trop intéressantes avec les argentines, sur la crise de 2002, la situation économique de pays, les relations politiques avec les étrangers. J'ai appris plus de choses en 3 jours qu'en un semestre de civilisation hispanoaméricaine et on a pu partagé des opinions et des perspectives différentes, très enrichissantes pour nous et pour elles!

Puis, nous sommes repartis, remplis de nostalgie mais des souvenirs plein la tête dans notre bus qui devait nous ramener, 9h et 3 films plus tard à Mendoza...

Wednesday, August 16, 2006

Universidad del Aconcagua

L'université, ah.... grand sujet en lui-même!
Premièrement, petit cours de géographie, que vous ayez au moins appris quelque chose en quittant ce blog. D'ou vient le nom Aconcagua? Je fais appel aux connaissances de mes anciens camarades de classe qui doivent le savoir!!! En fait, il s'agit tout simplement du nom de la plus haute montagne de la Cordillère des Andes, qui culmine a près de 7000 mètres. Mendoza se trouve au pied de la Cordillères des Andes, et notamment de l'Aconcagua, c'est pourquoi l'université a pris ce nom.
Voila, rien de vraiment original mais bon, ca permet de dire que c'est agréable de se lever le matin avec vue sur les montagnes enneigés des Andes!
Alors, revenons aux choses sérieuses, la fac. Enfin, sérieux, si on peut dire!
Le rythme a été très difficile a prendre car ca diffère beaucoup de la France. Pour dire, les cours ne commencent qu'en fin de journée, aux alentours de 16h, 17h. Du coup, on est obligé de faire du parapente, des ballades en montagne, du cheval ou encore du trekking pour avoir la force de dormir jusqu'à une heure respectable le lendemain, sans glander toute la matinée! Bon, les week-end, c'est facile, on sort jusqu'a 8h du mat' et c'est bon, on arrive a occuper la journée. Mais la vie est très difficile ici, j'espère que vous vous rendez compte!
De plus, je n'ai réussi qu'a prendre 16heures de cours par semaine. J'entends d'ici les mauvaises langues... c'est dur a remplir un emploi du temps! Sachant que les heures de cours ne durent qu'une demi-heure (les profs arrivent en retard, ils font une pause de 15 mns a chaque fois), je ne me sens pas vraiment dans une période de travail intensif. En même temps, les cours sont super intéressants et on est aussi là pour le pays, pas seulement pour l'université (ci-dessous).



Ah oui, petit détail important. J'ai appris il y a peu que je finissais les cours fin octobre, début novembre... je vais pouvoir profiter à fond des voyages et diverses activités proposés dans le coin.
Question rencontres, je commence à me developper un petit cercle d'ami. Comme je suis à la fois dans la fac de publicité et dans celle d'économie, je rencontre plein de gens différents... Ils sont vraiment sympas et contrairement à ce qu'on a pu me dire, certains sont venus facilement vers moi. Du coup, on commence a faire des soirées avec des argentins, c'est cool. Par contre, au début, certains se sont senti obligés de me casser un peu car ils pensaient que je venais ici en les prenant un peu de haut. Etant parfois conditionné par les Etats-Unis dans un rapport de force, voire d'infériorité, ils croient que je viens avec cette même mentalité. Mais très vite, ils se rendent compte que les gens sont pas si différents en Europe qu'ici.

Niveau linguistique, j'avoue que j'ai eu un peu de mal au début. Beaucoup plus de choses que je ne le pensais changent par rapport au castillan d'Espagne. Parfois, j'utilise des mots qui leur sont totalement inconnus... Et leur accent aussi est différent, mais on s'y fait vite. Le voceo, laisse tomber, j'ai toujours l'impression qu'on me vouvoie, c'est bizarre. Mais je vais m'y mettre!!!

Tuesday, August 15, 2006

Mendoza


Tout dans cette ville m'impressionne: la taille, la structure des rues, les magasins, le climat, les montagnes, le parc... Mais je crois que c'est parce que je viens d'arriver et je n'arrive pas encore très bien a me repérer. Tout me semble démesuré. Rien qu'a voir la taille du parc, il fait en superficie plus de la moitié de la ville. Pour mieux réaliser, je me suis renseignée et il fait exactement 500 hectares et plus de 50 000 arbres ont été plantés par l'homme pour pouvoir transformer cet espace vert en véritable poumon de Mendoza. Et si vous saviez la pollution qu'on respire ici, vous comprendriez mieux pourquoi les gens ont un besoin vital de se ressourcer quelque part. Pour l'instant, mes repères se limitent a la rue piétonne, le chemin pour aller a la fac, et voila!!! Et c'est deja pas mal sachant que je dois marcher 30 minutes pour aller a l'université (qui sera d'ailleurs le prochain point de ce blog). En dessous, on peut se rendre un peu compte de la démesure du lac qui traverse le parc.



Pour vous dire, la plus grosse ville dans laquelle j'ai vecu, c'est Bressuire et en tassant bien, on arrive a 20 000 habitants(en tassant bien, je répète!). Mendoza et sa banlieue se compose de carrément 700 000 habitants. Mais bon, bizarrement, je n'ai pas eu trop de mal a prendre mes petites habitudes. Le jour de mon arrivée, j'ai commencé par faire une petite visite de la ville, guidée par Marine, l'autre francaise qui vit avec moi.
On fait vraiment des rencontres originales ici, tant dans les monuments que dans les personnes.
Par exemple, cette grande tour qui reproduit en "miniature" l'empire state building. Un petit bout des Etats-Unis en plein coeur de Mendoza...


En traversant la rue piétonne (ci-contre), on tombe sur des petits stands, tous mignons et qui développent l'artisanat local. Evidemment, c'est un peu un attrape-touriste mais ca permet de faire un tour rapide des spécialités de la région: le cuir, les bijoux, les matés, les confitures etc. Ne passant pas inapercu en tant que francaises, on discute avec des petits commercants qui nous racontent avec grand plaisir leur propre histoire ou celle de leur pays.

Par exemple, nous avons discuté avec un gentil monsieur qui nous a présenté un vieux monsieur (vous suivez jusque là???) qui dans sa jeunesse, c'est-a-dire il y a très longtemps, a sauvé la vie de l'écrivain Saint-Exupery lors du crash de son avion dans la Cordillère des Andes. Vous imaginez??? J'ai rencontré celui qui a sauvé l'un des écrivains francais les plus populaires de tous les temps!!! Ci-dessous, le monsieur qui nous a raconté tout cette histoire.

Sunday, August 13, 2006

l'Argentine, terre de toutes les merveilles

Celle-la, c'est juste pour la plaisir des yeux. L'Argentine est un pays qui fait vraiment rêver et je sens que je n'ai pas fini de découvrir des paysages extraordinaires. On se prépare a des excursions dans les Andes, dans la terre de feu, a Ushuaia ou encore aux chutes d'Iguazu qui me font réaliser a quelle point j'ai de la chance d'être ici. Le monde est rempli de merveilles qu'on se doit de connaître!


page gastronomie


Je n'ai pas perdu de temps a goûter les spécialités locales. En une semaine, on a déja fait le tour de pas mal de petits (ou grands) restos afin de tester la gastronomie argentine. Test plutôt pas mal réussi. Ainsi s'ouvre la page cuisine locale. J'espère que vous avez bien mangé avant de regarder cette page car elle risque de vous mettre en appétit!

On commence par ce qui est peut-être un des meilleurs représentants de l'Amérique du Sud, le maté. Il s'agit d'une boisson a base d'herbes, très conviviale car elle se partage entre amis, ou que l'on soit et a n'importe quel moment de la journée.


Viennent ensuite les asados, ces viandes grillées au mileu du restaurant et que l'on peut choisir selon ses propres envies. Comment passer a côté des viandes succulentes que l'Argentine propose. Et y'a même pas de gras!

Et pour accompagner cette délicieuse viande, je vous propose un petit malbec, cru local car Mendoza est la région viticole de l'Argentine par excellence.

Nous avons fait hier une petite visite dans les caves de Mendoza. Il y a vraiment de tout, des caves familiales comme des vins réputés dans le monde entier. Nous avons pu trinquer a votre santé, avec de la liqueur a base de dulce de leche (une espèce de crème de caramel très populaire ici).

Enfin, en dessert, je ne résiste pas aux tortas a volonté qui vous font exploser la panse, ou encore aux churros bien chauds et bien gras fourrés au dulce de leche.

Bon, j'ai ressorti la veste marron car c'est quand même l'hiver mais Gaela, s'il te plaît, évite de penser a "bon cheval" car tu vas réussir a me stresser a distance! Malgré tout, il fait très bon pendant la journée, je commence même a m'inquiéter pour l'été qui approche a grands pas.

Wednesday, August 09, 2006

présentation générale

Dans le genre expérience nouvelle, mon arrivée a l'aéroport de Mendoza reste mémorable. En effet, la terre argentine fut si émue de m'accueillir qu'elle exprima sa joie par un petit tremblement. Rien de grave si on met de côté les pleurs des femmes ou la panique des douaniers qui essayaient au milieu de l'agitation d'évacuer l'aéroport, tous traumatisés par de violents tremblements de terre dans les annés 80. Enfin, tout a bien fini... Nous avons pu retrouver en taxi la maison qui allaient nous accueillir durant les 5 mois a venir. J'ai pu avoir un premier apercu de la ville et du centre que nous avons traversé. Tout me paraît immense(n'oublions pas que je viens de la campagne quand même!!!): des rues droites, longues et démesurées(ci-contre, la carte de la ville). On est quand même passé près des bidonvilles en sortant de l'aéroport et la, tout ce dont on te parle depuis des années se concrétise devant tes yeux, c'est impressionant et inquiétant a la fois.

Mais bon,parlons peu, parlons bien, je vais en venir directement a mon petit logement perso, premiere étape d'intégration a ma nouvelle vie ici. Je suis en colocation dans une petite maison proche du centre ville, avec deux autres francaises (Marine et Elodie), une argentine (Erica), un péruvien (José) et un brésilien (Fabiano). C'est un peu l'auberge espagnole version Amérique du Sud. Tous sont très sympas et m'ont accueilli les bras ouverts. Ci-dessous, je suis avec Elodie, Erica et José et nous partons a la conquête de la plus belle salade verte du coin!


Avis aux amateurs de lettres, je vous donne mon adresse ici. Evidemment, vous n'êtes pas du tout obligé de m'écrire. C'est juste une petite précaution de plus pour éviter que je ne vous oublie ;-) !!! Alors, sérieusement, mon adresse est:

Calle Maipu, 22

Godoy Cruz

5501 Mendoza (Argentina)

Afin de mieux vous rendre compte de l'environnement dans lequel je vis, voici quelques photos de mon intérieur. Evidemment, est-il nécessaire de préciser que le bazar qui pourrait éventuellement se trouver dans ma chambre n'est pas du tout représentatif de la normale. Mais bon, vous l'aviez déja compris.